Goodies 2026 : l'écoresponsable, un marché encore porteur ?

Publié le 25 septembre 2026 à 09:31

Oui, il faut continuer à développer le marché des goodies, mais plus comme avant. Le stylo en plastique distribué par milliers a vécu ; l'objet utile, durable et fabriqué près de chez nous a de beaux jours devant lui.

Les goodies ont mauvaise presse. On les imagine finir au fond d'un tiroir, puis à la poubelle, quelques semaines après un salon. Et pourtant, le marché se porte bien. Ce qui change en 2026, c'est ce qu'on attend d'un objet publicitaire : qu'il serve vraiment, qu'il dure, et qu'il ne fasse pas mentir la marque qu'il porte. Tour d'horizon, et notre avis d'imprimeur.

Un marché de 2,1 milliards d'euros, dont un tiers déjà écoresponsable

Le marché français de l'objet média pèse environ 2,1 milliards d'euros, selon l'étude menée par le salon CTCO, la fédération 2FPCO, European Sourcing et l'association américaine PPAI, publiée en janvier 2025. Les produits écoresponsables y représentent déjà 703 millions d'euros, soit 33,6 % du total. La vente en ligne compte pour 19,3 % du chiffre d'affaires.

L'objet reste aussi un média efficace. D'après le baromètre 2024 de la 2FPCO :

Indicateur Résultat
Personnes ayant déjà reçu un objet personnalisé 93,2 %
Se souviennent de la marque associée 71,3 %
Conservent l'objet plus de six mois 64,8 %
Le conservent au moins un an 41,2 %

Peu de supports publicitaires restent six mois sur un bureau ou dans un sac. C'est là que l'objet garde un vrai avantage sur l'affiche ou la bannière web.

Tendances 2026 : moins d'objets, mais de meilleurs objets

Le salon CTCO, rendez-vous annuel de la profession à Lyon, l'a confirmé en février 2026 : l'utilité prime désormais sur la quantité. Cinq tendances se dégagent.

  1. Le textile en tête. T-shirts, sweats, tote bags en coton bio certifié GOTS ou en polyester recyclé : on les porte, donc on les voit.
  2. Les objets du quotidien. Gourdes, mugs, carnets, batteries externes. Selon l'étude mondiale ASI 2023, une batterie externe influence l'intention d'achat d'environ 40 % des récepteurs, contre 30 % pour un stylo.
  3. Le fabriqué en France ou en Europe. Il gagne du terrain pour les petites et moyennes séries et les projets à forte exigence RSE : délais courts, transport réduit, traçabilité.
  4. La personnalisation fine et l'impression à la demande. Des séries plus courtes, parfois nominatives, pour limiter les stocks et les invendus.
  5. L'objet connecté au digital. Un QR code ou une puce NFC transforme le goodie en porte d'entrée mesurable vers un site ou une offre.

Écoresponsable : ce qui compte vraiment

Un goodie écoresponsable, c'est d'abord un objet qu'on garde. Une gourde en inox utilisée trois ans a un meilleur bilan qu'un sac en coton bio oublié après une semaine, même si le second « fait » plus vert.

Quatre questions à se poser avant de commander :

  • Va-t-il servir ? Choisir selon le public visé, pas selon le prix unitaire.
  • Combien de temps va-t-il durer ? Un objet solide et rechargeable vaut mieux que deux jetables.
  • D'où vient-il ? Une fabrication proche réduit le transport et facilite la traçabilité.
  • En quelle quantité ? Commander juste, quitte à réimprimer, plutôt que stocker des cartons qui finiront au rebut.

Le piège, c'est le greenwashing : le stylo « en bambou » au mécanisme plastique importé par conteneur, ou le mug estampillé « écolo » sans aucune preuve. Ces raccourcis coûtent de plus en plus cher en image, et désormais aussi en droit.

Ce que dit la loi : AGEC, et une nouvelle règle au 27 septembre 2026

Depuis 2020, la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) resserre progressivement l'étau autour du plastique jetable. Plusieurs mesures touchent directement la communication par l'objet :

Depuis Mesure
27 septembre 2026 Allégations environnementales génériques (« écologique », « respectueux de l'environnement ») interdites sans label reconnu (directive européenne 2024/825)
2023 Encres à huiles minérales interdites sur les imprimés publicitaires
2022 Fin des films plastiques d'emballage autour des publicités ; interdiction de détruire les invendus non alimentaires
2021 Confettis en plastique interdits ; fin des bouteilles en plastique distribuées gratuitement dans les lieux recevant du public et les locaux professionnels
2020 Gobelets, verres et assiettes jetables en plastique interdits

La date du 27 septembre 2026 mérite l'attention. À partir de ce jour, la directive européenne « Empowering consumers » s'applique : écrire « goodie écolo » ou « objet neutre en carbone » grâce à la compensation n'est plus possible sans preuve. Les labels privés non certifiés par un tiers sont aussi interdits. Pour les marques comme pour les fournisseurs, les argumentaires verts doivent désormais être vérifiables.

Faut-il encore développer ce marché ?

Notre réponse : oui, à condition de changer de modèle. Les arguments contre sont sérieux et méritent d'être entendus.

Ce qui plaide contre

  • Beaucoup d'objets restent inutiles et finissent jetés rapidement.
  • Une grande part est encore importée de loin, en gros volumes, à bas prix.
  • La réglementation se durcit et le risque de greenwashing augmente.

Ce qui plaide pour

  • L'objet reste l'un des rares médias qu'on garde : près de deux personnes sur trois le conservent plus de six mois.
  • La demande écoresponsable pèse déjà un tiers du marché et continue de progresser.
  • Les nouvelles règles favorisent les acteurs capables de prouver ce qu'ils avancent : fabrication proche, matières traçables, petites séries.

Autrement dit, ce n'est pas le marché du goodie qui disparaît, c'est celui du goodie jetable. Pour un atelier de graphisme et d'impression comme Typo&Co, basé près de Dijon en Côte-d'Or, c'est une opportunité : conseiller le bon objet plutôt que le moins cher, concevoir un visuel qu'on a envie de garder, et produire en quantité juste, au plus près de nos clients.

En résumé

En 2026, un bon goodie est utile, durable, fabriqué au plus près et présenté sans promesse exagérée. Le marché ne se rétrécit pas, il se trie.

Vous préparez un salon, un séminaire ou des cadeaux de fin d'année ? Parlons-en : nous vous aidons à choisir l'objet qui servira vraiment, et à lui donner un design qu'on aura envie de garder. Contactez Typo&Co.

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.